Mon village, mon chez-moi,

Gozée est mon village d'adoption car je suis native de la commune de Ransart.

Comme je travaillais dans la commune d'à côté, à Montigny-le-tilleul, nous voulions habiter le plus près de mon lieu de travail afin de ne pas rentrer trop tard le soir pour pouvoir faire le souper à l'aise.  Aussi, nous nous sommes installés à Gozée lors de notre mariage en décembre 1970. 

En ce temps là, il n'y avait pas autant d'habitations qu'il n'y en a à l'heure actuelle.  Il y avait surtout des fermes et des terrains agricoles ainsi que des prairies où il y avait surtout des vaches Parfois la nuit (sûrement qu'elles s'ennuyaient) c'était la sérénade.   Parfois aussi, si la clôture était un peu vieillotte, elles s'échappaient et nous les retrouvions dans nos jardins, se faisant un malin plaisir à manger les légumes que nous avions semés ou repiqués.  Quel festin se disaient-elles...

Notre petite maison.

Nous avions trouvé une petite maison bien sympathique à la rue Armand Bury tout près du terrain de football et ceci grâce au secrétaire communal, son épouse Suzanne travaillait dans le même établissement que moi., je les en remercie sincèrement.  Nous avons eu de la chance qu'une petite maison se libère à ce moment là car elles étaient très demandées.  En général beaucoup de maisons appartenaient à de gros fermiers.

Cette petite maison était composée d' un petit hall d'entrée avec l'escalier pour monter à l'étage, une petite salle à manger et une cuisine, une cave, à l'étage 2 chambres + un petit réduit, un escalier escamotable pour accéder au grenier.  Dehors, une remise avec le wc (sans chasse d'eau) il fallait vider la fosse avec une grosse louche, mettre le produit de la fosse ...  dans des seaux pour l'étendre sur le jardin hihihi quelle bonne odeurrrrrr, et aussi qu'est ce que les pieds en prenaient quand on remplissait trop fort les seaux,  mais aussi quels beaux légumes sortaient de terre l'année suivante...  Il n'y avait pas de salle de bain (mon mari en a monté une l'année d'après, mais hélas le propriétaire n'a pas voulu nous rembourser les travaux), et enfin un jardin où il y avait des fils pour faire sécher le linge car nous n'avions pas de séchoir non plus; je ne sais même pas si ils existaient déjà.

Nous n'avions pas de salon non plus car nos parents n'avaient pas d'argent pour nous payer des trucs lors de notre mariage, nous avons été voir et acheté à crédit un peu à la fois.

La grande lessive.

Nous n'avions pas de machine à laver au moment où je me suis mariée, je ne l'ai reçue de mon père que plusieurs mois après le mariage,  mais c'était pas une machine automatique comme à l'heure actuelle, ça s'appelait une combinée:  kesaco ?  une machine avec d'un coté le caisson à laver avec un batteur, et de l'autre côté une essoreuse,     Il fallait la remplir avec des seaux d'eau .  Pour l'eau chaude, il fallait la chauffer dans un chaudron ou une bassine en galvanisé sur un brûleur à gaz  ,  ou dans de grandes casseroles sur la cuisinière, ma machine était munie d'un brûleur sous la machine et raccordée à une bonbonne à gaz butane .  Ensuite il allait râper le savon sunlight ou de Marseille  pour le faire fondre.  Le linge blanc était mit après le prélavage à bouillir avec le savon dans un grand récipient sur le réchaud quand il y avait les draps de lit à bouillir il fallait les retirer de la marmite avec une grande pince en bois pour pouvoir le mettre dans  l'essoreuse.

Il fallait toute la journée pour faire la lessive, et ne faire que cela pour ainsi dire.  Il y avait  (le 1er tour) c'était comme qui dirait le prélavage, on mettait de l'eau tiède et le linge le moins sale on faisait tourner 1/4 h , on retirait le linge en le tordant à la main pour le placer dans l'essoreuse, si il restait des traces on le lavait à la main en le frottant sur un frottoir c'est une espèce de planchette en bois sur laquelle on frotte le linge dans une bassine,  après l'essorage on l'enlevait pour le mettre dans une manne en osier ou on faisait un petit tas sur le sol, il fallait faire plusieurs tournées suivant les couleurs et le degré de souillure,  (Pour les blancs genre draps de lit, après l'essorage on allait l'étendre sur l'herbe pour le blanchir). On vide l'eau sale de la machine.  Après venait le lavage proprement dit (donc re-chauffage d'eau et re-râpage du savon, aussi plusieurs tournées, idem que le prélavage,  vider l'eau de lavage de la machine, remplir de nouveau pour rincer ( le faire 2 fois au moins).  Puis on allait pendre le linge sur les fils au jardin    pour qu'il sèche (quand il faisait bon), sinon il y avait des fils suspendus dans la cuisine et le soir on pendait ce qu'on pouvait pour que ça sèche la nuit.

Pour le repassage, pas de fer à vapeur, juste un fer normal et avant, dans ma jeunesse c'était des fers en fer qu'il fallait chauffer sur la plaque du poêle au charbon ou bien sur la cuisinière au gaz

 

La conservation des aliments périssables.

Je n'avais pas de frigo non plus, mais là heureusement que c'était l'hiver, car pour garder le beurre ou la viande, mon mari avait planté un crampon assez haut sur le mur extérieur de la cuisine près de la porte et là, nous pendions la viande dans un sac en plastique pour la garder fraîche quelques jours, et à l'abri des chats ou des chiens qui en auraient fait un festin de roi.   Il fallait l'abriter du soleil ou la rentrer dans la cave, car de la journée quand le soleil donnait .......... le soir au retour du boulot nous aurions retrouvés ..... des vers dedans .. lolll.  je rigole  car je ne me souviens pas que nous ayons eu des problèmes de ce genre.

Anecdotes de notre vie.

Le jardin.

Les mercredis, les samedis et les dimanches après-midi, si nous étions sortis avec la voiture, quand nous rentrions  il n'y avait plus moyen de se garer devant notre chez-nous ou même derrière, car les places étaient prises par les véhicules des joueurs, les parents ou les amis qui venaient assister aux entraînements ou bien aux matchs.  Parfois je regardais un match par la fenêtre de la chambre de derrière qui donnait juste sur le terrain.

Sur la gauche habitait un couple de personnes âgées qui nous avait bien accueilli dès notre arrivée et le Monsieur qui se prénommait Désiré donnait des conseils à mon mari pour faire le jardin, dame, il n'avait que 23 ans et n'avait jamais fait le jardin chez son père.  

Les poireaux de Désiré.

Une fois, mon mari va dans le jardin et Désiré, occupé à repiquer ses lui demande : " t'as pas vu où sont passés mes poireaux car je viens de les mettre et il en manque déjà??"  étonnement de mon mari qui lui répond : ben regardes, ils disparaissent dans la terre en un instant  .  C'était des " mulots" qui se régalaient.  Ils ont pris le tuyau d'arrosage et l'on placé dans un trou,  ont branché l'eau afin de noyer les galeries. hihihi peine perdue après quelques heures l'eau continuait de couler et les poireaux disparaissaient encore.

Les fleurs de Jean-Claude

Le voisin faisait son jardin assez rapidement, il a semé ses légumes ,.  Mon mari l'ayant vu, a encore une fois eu une idée de blague.  Il est allé acheter des fleurs en plastique chez Mestdagh (qui se situait à l'Eden Park à Montigny-le-Tilleul où il y a Sanco tool à présent).  Le soir venu, il est allé repiquer ces dites fleurs dans les lignes de légumes que venaient de semer notre voisin.  ....    Étonnement le lendemain ... les légumes avaient déjà germés et hooooooooo des fleurs étaient sorties, à la place des légumes  .... il a ptet cru s'être trompé de graines mdrrrrrrrr.  Aussi il n'a pas cherché bien loin, pour trouver le coupable de cet événement bizarroïde de la nature.  Désiré était à la fête de les regarder rigoler.

Les oeufs de colvert

Le mari de ma collègue aimant les animaux et la nature s'était inscrit à un cour d'ornithologie.  Un jour,  Désiré et mon mari se mirent en tête de lui jouer une nouvelle blague.  Ils sont allés acheter de la gouache et des oeufs, pendant la soirée et une partie de la nuit, mn époux a regardé dans une encyclopédie la couleur des oeufs de canards colvert, et il a peint les oeufs. Puis ils ont confectionnés une espèce de nid et sont allés installer le tout dans le petit jardin de Jean-Claude pour lui en faire la surprise.     Quelle grosse rigolade à voir sa tête au petit matin.

Le barbecue avec Marie-france et Jean-Claude.

Je me souviens d'un barbecue mémorable avec ma voisine de droite qui était aussi une collègue de travail.  Je n'avais pas de BBQ mais elle en avait un tout petit de table,  il faisait à peine 40 cm sur 20 cm lolll .  C'était à Pâques, il faisait un froid frigorifique mais ça ne nous a pas arrêtés, nous avons mis les 2 voitures en coin pour nous abriter, assis dans l'herbe nous avons mangés à 4,  2 gros gigots d'agneau découpés et enfilés en brochettes, cuisant 4 brochettes à la fois hihihi, mais pour passer le temps (car pas beaucoup de braises à la fois dans cette petite boite), on s'enfilait quelques verres de vin...   A la fin de la soirée, nous n'étions plus très en forme, si vous voyez ce que je veux dire, mais nous avions décidés de sortir danser, (quelques uns d'entres vous se souviendront peut être encore du dancing " Le Bavarois" à la rue de Gozée à Montigny-le-Tilleul)  haaaa lala que de belles soirées passées là.  Bref, nous sommes allés dormir un peu pour nous remettre de nos émotions mdrrrrrrr en nous mettant d'accord pour nous réveiller vers 21 h afin d' y aller ....aucuns d'entre-nous n'avons entendu le réveil.  Par contre un peu après minuit, ayant du liquide à éliminer ... et comme les wc étaient dans nos remises, l'on s'est vu dehors pas encore remis de nos émotions de la soirée, nous n'avons pas pu sortir.   Nous en avons bien rigolé de cette journée là  et encore maintenant ça nous reste un réel bon souvenir.

Nous avons habité là pendant presque 4 ans et je ne me souviens pas d'avoir passés de mauvais moments ou d'avoir eu des problèmes avec les voisins, jamais, parfois même maintenant je regrette un peu ce temps là, sans TV,  sans PC avec presque rien nous étions contents.

Haaaaaaaa ce fut une bien jolie période malgré que nous n'avions pas le confort de maintenant c'était très agréable à vivre.  Combien de soirée avons nous passés dans le jardin avec les autres voisins à siroter un petit verre.

 

La suite de notre aventure à la page: suivante

Marie christine, le 21 janvier 2009.

 

 

 

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