Lettomanoppello.

Petite histoire de la famille.

Le père de mon mari est venu en Belgique en 1946 alors que lui n'était pas encore né.

Mon beau-père est venu pour travailler à la " mine " suite à la demande de la Belgique.

Il travaillait d'arrache pied pour pouvoir envoyer de l'argent à sa femme restée au Pays

Au début, il vivait en communauté dans " une cabane en tôle ",  mais assez rapidement, il chercha un lieu plus confortable.  Alors, à plusieurs, ils ont loués une petite maison avec plusieurs chambres. 

A tour de rôle, chacun faisait,  le ménage,  à manger, la lessive etc...

Le premier rentré du boulot s'y collait.

Plus tard, après quelques années, il chercha une nouvelle maison, car il désirait faire venir sa famille  c'était en 1955.

A intervalle régulier, et après avoir mis un peu d'argent de côté pendant des années,  toute la famille allait en vacances au pays pendant 1 mois tout entier,  car le soleil et la chaleur leurs manquaient, ainsi que les parents et amis laissés là-bas.

Voici quelques photos de cet endroit que j'affectionne tout particulièrement, pour son calme et la grande générosité des gens qui y habitent.

La maison.

Pour construire leur maison,  mes beaux-parents, ainsi que les frères et cousins, ont dû creuser dans la roche, pour aplatir afin d'avoir la place pour la construction.

Au début, il n'y avait que 2 pièces en bas, pas de carrelage, mais de la terre battue, pour chauffage un feu ouvert et des lampes à huile ou à carbure.

Une petite cabane à l'extérieur avec juste une cuvette de WC,  un trou creusé dans la roche et qui est situé au dessus d'une grotte,  cela sert donc de fosse, car il n'y a pas d'égouts.  Ni d'eau courante à ce temps là.  Ma belle-mère allait chercher l'eau avec une " grande cuve en cuivre " sur la tête et parfois assez loin, et plusieurs fois par jour.

Ma belle mère les as bien nettoyés afin qu'ils soient reluisants comme un sou neuf.

La conca est très lourde c'était un cadeau reçu lors de son mariage.

        

un essuie-vaisselle enroulé et mis sur la tête sous la conca pour lui donner plus d'équilibre

Bravo Nonna et merci pour tout.  Tu étais fière ce jour là avec ta conca !!!

Sous l'oeil admiratif du fils  (mon mari)

Holala, ça tangue, elle a plus l'habitude qu'elle dit.  Alors que "avant" elle portait beaucoup de poid sur la tête, et même des blogs de pierre afin de les amener jusqu'à la maison pour la construction.  Il y avait aussi des blocs d'asphalte pour les chauffer dans des grandes cuves et l'étendre sur la toiture afin de lui donner de l' étanchéité. Les meubles aussi,  enfin tout ce qu'il fallait transporter et dont il n'y avait pas la place pour passer à 2 personnes,  la famille ou les amis, aidaient à charger l'objet sur la tête et puis ben hop ça roulait

Et puis surtout l'eau, puisque l'eau courant n'existait pas, il fallait plusieurs fois par jour aller la chercher pour la cuisine, la lessive, le toilette ... etc... ce n'était pas de tout repos la vie en ce temps là.

Pas de cuisinière, on cuisait dans le feu ouvert, même en été. 

A partir des années 1970, chaque fois que la famille rentrait au Pays, ils travaillaient dans la maison afin d'améliorer son confort.  C'est ainsi que mon beau-père continua de creuser la montagne, pour ajouter de nouvelles pièces,  D'abord une petite salle de bain.. Ils achetèrent un réchaud à gaz pour avoir plus facile pour la cuisine.  Il firent placer l'électricité, l'eau courante venant de la montagne - La Maïella-

Puis en 1980, ils retournèrent vivre définitivement dans cette maison.  Et il continua les travaux, pénibles souvent, car la roche est très dure.  Mais il était courageux et voulait offrir du confort et des facilités à son épouse.

Il creusa, creusa sans relâche, trouvant toujours quelques choses à construire. Il y laissa d'ailleur sa santé, dégradée par les années au fond de la mine.

Il ajouta une pièce sur un coté pour y faire une petite salle de bain avec un WC avec une chasse d'eau, une cuisine avec une hotte et une vraie cuisinière.  Ensuite il voulu ajouter une pièce derrière la maison pour y mettre une machine à laver.

Ensuite, parce qu'il manquait de place, quand nous allions en vacances, il construisit 2 nouvelles chambres à l'étage et une grande salle de bain avec un chauffe eau.

A présent, le gaz de ville est aussi installé et il y a 2 radiateurs en bas, mais ma belle-mère malgré ses 85 ans est une adepte du feu de bois, donc cette année 2006 elle a acheté un nouveau poêle à bois avec four, bien pratique.

Voici le nouveau poêle installé, il donnera sa douce chaleur cet hiver.  A sa gauche la cheminée à feu ouvert, mais pour éviter les odeurs et les courants d'air, il y a à présent un joli cache fait par Antonio, le mari de ma belle-soeur.

A présent c'est une maison où il fait bon vivre, et où j'aime allez me reposer pendant les vacances.

Merci Nonna.

Photos de la maison et des environs

La maison en 1984

La ville venait de faire asphalter la rue.  Mon beau-père n'avait pas encore reconstruit le murêt à droite.

La maison en 2004

La maison en 2008.

 

Mon fils devant la maison (la capane), avec la vigne qui nous donne de la fraîcheur dans les journées de grande chaleur.

voici les grappes de raisins juste devant la porte d'entrée.  C'est bien agréable de tendre le bras afin de cueillir une grappe et la manger car il n'y a pas de produit dessus.

Ici il fait bon s'asseoir, car même avec le soleil qui chauffe on est à l'ombre.  Les grappes non mangées seront cueillies et données à la famille pour ajouter au raisins achetés pour faire le vin.

Je lis au frais.

Un peu de bricolage et de papotage avec Maman.

Le magnifique palmier.

La mère et le fils discute afin de tailler ce laurier qui donne trop d'ombre tellement il est haut.

une maison plus bas. La propriétaire est décédée, elle est donc vide.  dommage

le chemin devant la maison vers "le village"

au bout du chemin, la route qui monte vers les maisons des tantes, faut grimper, ça tire dans les mollets et à droite l'atelier du tailleur de pierres

  

voyez la roche de la montagne derrière.

 

la rue en sens inverse, donc venant du village vers la maison qui se trouve juste au tournant à droite

    

au bout du chemin, à gauche on descend vers le cimetière     petit virage vers la gauche et on descend

   

et ça descend très fort, Maintenant c'est asphalté, mais il y a encore des grands trous car c'est toujours en travaux d'agrandissements. Le paysage est magnifique. Bil nous accompagne toujours.

vers l'entrée de la nouvelle extention (toujours en travaux) vous voyez les caveaux dans les murs, ma belle-mère les appelle " les fours"

Chaque année que j'y retourne, il y des agrandissements, il se remplit à vue d'oeil, je ne sais d'où sorte toutes ces personnes .  Mais beaucoup viennent de l'étranger pour y dormir pour l'éternité.

   

Au centre, la tombe de notre beau-frère Antonio, époux de la soeur cadette de mon mari.et en dessous ce sera sa place, quand elle ira le rejoindre, mais pas encore.

une partie du cimetière vues de la maison.

   

autres vues

   

L'entrée du cimetière avec la chapelle hommage aux mineurs morts au charbonnage du Casier

    

les parents de Nonna, 2 frères et 1 belle-soeur                   Un autre frère et son épouse.

La tombe de son mari Domenico, que j'aimais beaucoup.

Un frère à mon beau-père  Agostino.

   

Intérieur d'une petite chapelle.

Photos du chemin pour remonter vers la maison

   

    

 

Quelques vues du panorama

   

  

 

 

Suite de la visite :     I C I

à présent cliquer   I C I     pour la visite du Village.

 

 

Créations Marie-Christine.